Cathy Dubuisson, une photographe professionnelle qui capte et met en lumière.

Poser ? Non ! Lampes et studio ? Certainement pas ! Sa signature : « La lumière naturelle ».

« Il n'y a pas de lumière sans ombre » disait Louis Aragon. Très belle citation prenant tout son sens avec notre artiste, elle qui sait si bien capter la moindre lueur naturelle qui émane de cette ombre.

Un « Reflex » dès ses 12 ans. Une passion automobile, peut-être bien héréditaire ou juste le savoir dire et faire d’un passionné. Merci papa.

Entre ses mains, le sujet quel qu'il soit devient mannequin. Notre photographe, par sa finesse, tire avantage des lignes de son modèle et la met ainsi en valeur. Respect de ce qu'elle voit, entend, ressent.

Toujours sur le départ, Cathy aime le mouvement. La lumière, elle en joue. C’est peut-être, aussi, de là que nous pouvons corréler sa passion de l’automobile et de la photographie naturelle. Dans cette notion de vitesse de la lumière à la vitesse du temps qui passe, tout se joue en une fraction de seconde pour réussir sa course, pour réussir son cliché. Cliché ? Justement, notre artiste n’a rien d’un cliché : elle est spontanée, souriante, authentique, naturelle, à l'écoute. De son œil averti, elle voit et sait prendre ce que beaucoup balaient du regard.

Quand les uns sont aveuglés par la lumière, elle, à l’inverse, la retient via son objectif et, sans modifier la réalité, la rend magique. Elle capture juste un instant de ce qui paraît banal et le « poétise » en une image. Cela crée l’émotion laissant place à une histoire imaginaire. Lorsque l’on observe une de ses photographies on se laisse facilement aspirer par sa lumière. La rêverie nous emporte. Nous nous installons dans une dualité, et l’on sent le mouvement, l’action, la vitesse. Ou, à l’inverse, figé dans le temps, nous prenons connaissance de l’espace, du détail qui nous avait échappé permettant d’arborer une autre vision. Par exemple, l’avant d’une belle ancienne devient le nez d’un requin, ou encore des gouttes de pluie se transforment en une rivière de diamants. Elle n’adapte pas la lueur, elle exploite ce que l’ombre et la lumière ont à nous offrir dans leur naturel.

Remerciements à Amandine Romano Pierard pour le texte